5 astuces pour parvenir à se séparer plus facilement des choses

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1. Passez à l'action !

En s’affranchissant des problèmes de survie, l’homme s’est créé des problèmes secondaires. On a peur du vide, on s’entoure de centaines d’objets, on est en quête du bonheur… Mais le trop-plein confine aussi à l’angoisse. L’énervement monte : « Je ne peux plus faire un pas chez moi », « Je ne retrouve plus rien ! »…

« À un moment, il faut cesser de réfléchir », conseille Pauline sans détour. « L’action ôte l’angoisse. Le sport apporte son lot d’endorphines euphorisantes, il permet de se couper de ses soucis et d’aller de l’avant. Une bonne séance de tri aura les mêmes vertus. Après, vous vous sentirez bien, relaxés dans votre corps et dans votre tête. »

2. Ayez des motivations.

Si vous avez du mal à passer à l’action et à vous mettre à faire du tri, Pauline a quelques conseils à vous fournir :

  • « Aucune excuse valable ! » : cessez de (vous) raconter que, mine de rien, votre bazar est organisé. Le placard croule : il faut agir !
  • « Dédramatisez ! » : ce n’est pas dramatique, tout le monde passe par là, vous serez fier/fière de vous par la suite !
  • « C’est une source de miasmes » : rien ne sert de chercher des astuces pour assainir l’air de votre appartement : huiles essentielles, plantes dépolluantes… Lorsqu’un logement est encombré, on ne peut pas faire le ménage à fond et la poussière favorise l’asthme, les rhumes, etc.
  • « Faites des exercices de conceptualisation du résultat idéal » : relaxez-vous avant de passer à l’action et conceptualisez un intérieur dont vous rêvez.
  • « Pour vous motiver, faites-vous un dossier d’idées sur Houzz avec les intérieurs dont vous rêvez et regardez-les tous les jours », ajoute Pauline

3. Posez-vous les bonnes questions

Ça y est, nous avons décidé de trier. Nous partons à l’aventure la boule au ventre, craignant de nous heurter à une déferlante de souvenirs à chaque objet que nous allons manipuler. Allons-nous avoir assez de cran, de force, de courage ?
Pauline nous rassure d’emblée : elle ne va pas nous laisser sans méthode ! « Choisir, c’est décider », explique-t-elle. « Il faut rester dans l’action, se poser des questions précises face à chaque objet. »

  1. Quelle est la fréquence d’utilisation de cet objet ? Souvent / Pas souvent / Jamais. Si c’est jamais, passez à la question 2.
  2. Quel est le niveau d’utilité de cet objet ? Très utile / peu utile / inutile. S’il est peu utile ou inutile, passez à la question 3.
  3. Ai-je un lien affectif à cet objet ? J’y tiens beaucoup / pas beaucoup / pas du tout. Si le lien est faible ou négatif, débarrassez-vous-en !

En fin de compte, en vous posant ces questions, vous allez avancer dans votre tâche sans laisser les émotions prendre le contrôle. Essayez, vous allez éliminer un plus grand nombre d’objets ou de vêtements que vous n’auriez imaginé.

Une fois que vous avez mis de côté tous les objets dont vous voulez vous débarrasser, triez-les en catégories :

  • bon état ;
  • état moyen ;
  • mauvais état.

Jetez tout ce qui est endommagé, donnez ce qui est en état moyen. Revendez le reste sur Internet, dans des vide-greniers ou des vide-dressings.
« Pour les livres, j’aime bien le site Momox », nous confie Pauline. « Vous scannez leur code-barre via une application sur smartphone et le site vous dit combien il rachète le livre. Vous les envoyez gratuitement et vous recevez l’argent. »

4. Ne jetez pas tout !

« Il est très important de choisir et non de tout jeter, car tout jeter est anxiogène », explique Pauline. Il y a certains objets que vous n’utilisez jamais, qui ont autant d’utilité qu’une brosse à cheveux pour un chauve, et pourtant, votre attachement pour eux est immense. Gardez-les précieusement. Ils font partie de votre histoire, ils vous rappellent des bons moments, ce sont vos doudous affectifs.
« Créez-vous une boîte à souvenirs, clairement étiquetée, que vous mettrez en haut d’un placard, car elle ne fait pas partie des objets dont on se sert au quotidien. Une fois par an, triez-la pour voir si les souvenirs sont encore d’actualité et faites éventuellement du vide. »

5. Les objets qu'il ne faut pas garder

Si vous avez chez vous toute une panoplie de vieux câbles, téléphones ou autre matériel high-tech, débarrassez-vous en ! « Il y a fort à parier qu’ils sont inutilisables », explique Pauline. « Hier, on se servait de branchements Péritel, aujourd’hui, on est sur le standard HDMI. La technologie évolue vite, vendez rapidement tous les objets high-tech dont vous ne vous servez plus tant qu’ils ont encore une valeur ! »


Idem pour l’électroménager et même le matériel bébé. Le progrès amène de nouvelles normes et les parents n’achèteront plus des sièges auto qui ont quelques années ou des biberons anciens contenant potentiellement du bisphénol. De même, un lit bébé ou un matelas dans une cave ou un grenier prennent la poussière, l’humidité…

Bravo, vous avez réussi à trier vos affaires ! Ne vous sentez-vous pas comme sur un petit nuage ? N’oubliez pas que le tri est un préalable au rangement. Et que le rangement demande lui aussi de l’organisation. Dernier conseil de Pauline pour la route : « Vive les casiers de rangement bien étiquetés ! » Mais ceci est une autre histoire…

Retrouvez toute la méthodologie by Pauline en détail dans mon livre RANGE TA VIE co-écrit avec Elise Delprat aux éditions Larousse

Article Houzz rédigé par Agnès Carpentier

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